Merci aux anges de l'hôpital Notre-Dame du CHUM (Montréal). Quelle équipe!!!Cliquez sur la photo pour l'agrandir...
Certaines personnes peuvent craindre que le don d'organe ne contrevienne aux principes de leur religion. Une lecture rapide de certains textes religieux peut mener à cette conclusion, mais, en réalité, bien que certains groupes découragent le don d'organe, les principales religions à travers le monde permettent cette pratique, voire l'encouragent.
Ainsi, le judaïsme et l'islam ont des lois qui interdisent la profanation du corps humain. Néanmoins, ces deux religions précisent que l'interdiction est levée lorsqu'il s'agit de sauver une vie. En fait, selon les principes du judaïsme, le don d'organe après la mort, dans le but de sauver une vie, est considéré comme une « mitsva », une action louable.
Le défunt pape Jean Paul II est rapporté avoir dit que « tout acte pouvant sauver une vie, tel le don d'organe, est louable et parfaitement acceptable à l'intérieur de notre foi ». Une telle opinion remonte à Jésus lui-même, pour qui la guérison des malades constituait une croyance et une pratique d'importance capitale.
Un appui comparable au don d'organe est constaté dans de nombreuses autres religions, par exemple l'hindouisme et le bouddhisme. Les représentants de la Hindu Temple Society of North America ont déclaré qu'il n'est pas interdit aux hindous de faire don de leurs organes; le choix est laissé entièrement à l'individu.
Par ailleurs, le révérend Gyomay Masao, président et fondateur du Buddhist Temple of Chicago, a déclaré que « nous honorons les personnes qui ont donné leur corps et leurs organes pour faire avancer la science médicale et sauver des vies ».
Même les adeptes de la Science Chrétienne et les témoins de Jéhovah, que l'on croit souvent farouchement opposés au don d'organe, laissent l'individu prendre lui-même la décision; cependant, les témoins de Jéhovah exigent que tout le sang ait été retiré de l'organe avant sa transplantation.
Les membres de l'Église adventiste du septième jour, reconnus pour leur accent sur la santé et les bonnes habitudes de vie, encouragent fortement le don d'organe et ont même des hôpitaux spécialisés dans le domaine.
Prévenir la mort ou la souffrance d'autres personnes est tenu en très haute estime par toutes les religions. Selon elles, le choix d'agir en ce sens revient, en bout de ligne, à chaque individu.
Un nouveau processus a été développé et selon le ministre de la Santé, Mike Murphy, toute personne qui procède actuellement au renouvellement de sa carte pourra l'utiliser.
Les gens qui n'ont pas à renouveler leur carte d'assurance-maladie en ce moment n'ont qu'à téléphoner au numéro sans frais de Services Nouveau-Brunswick pour enregistrer leur décision. Ils recevront un autocollant qu'ils pourront placer temporairement sur leur carte.
À l'heure actuelle, 229 757 personnes ont indiqué leur intention de devenir donneurs d'organes et de tissus et 195 427 autres s'y sont opposés. M. Murphy a ajouté que cela signifie qu'il y a encore plus de 313 044 personnes dans la province qui n'ont pas encore fait part de leur décision à ce sujet.
La Semaine nationale de sensibilisation au don d'organes et de tissus se déroulera du 22 au 28 avril.
Sur Canöe Santé
Pour être un donneur d'organes, la personne doit mourir de mort cérébrale, que l'on appelle aussi mort neurologique. Cette forme de mort résulte d'une blessure grave au cerveau, laquelle provoque un arrêt du fonctionnement du cerveau en raison d'une quantité insuffisante de sang ou d'oxygène. Si la personne ne succombe pas avant son arrivée à l'hôpital, il est possible de maintenir ses organes en vie pendant une courte période, permettant ainsi de les donner à d'autres. Une telle situation est très rare et ne survient que dans 1 à 2 % de tous les décès. Les personnes qui meurent d'autres causes ne peuvent pas donner leurs organes, bien qu'elles puissent néanmoins donner des tissus, y compris les yeux, la peau, les os, les veines et les valvules cardiaques.
Lorsqu'une personne meurt de mort cérébrale, la famille doit donner son consentement pour le don d'organe. En règle générale, cela se fait dans les 24 heures qui suivent la mort puisque les transplantations d'organes sont des interventions d'urgence qui doivent être pratiquées tandis que les organes sont encore fonctionnels.
Partout au Canada, il existe des groupes de soutien pour aider les familles des donneurs à accepter leur perte.
La décision de faire un don d'organe demande beaucoup de réflexion. La famille doit fonder sa décision sur les souhaits de la personne chère qui est décédée.
Le problème réside dans le fait que, dans de nombreux cas, les proches ne savent tout simplement pas ce que la personne défunte aurait souhaité. En effet, des études ont révélé que 50 % des Canadiens ignorent les volontés de leurs proches au sujet du don d'organes et de tissus. Pourtant, au Canada, 96 % des proches consentent au don d'organe s'ils savent que la personne défunte était en faveur du don d'organe.
Ces chiffres illustrent la nécessité de faire connaître à sa famille le désir de faire don de ses organes. Selon la région où vous habitez, vous pouvez signifier votre volonté de donner vos organes de diverses manières :
La carte provenant des autorités provinciales peut être remise à un membre de la famille qui s'assurera de transmettre les volontés de la personne dans l'avenir, le cas échéant.